OIL

La marée noire provoquée par le pétrolier sous sanctions russes Caroline Bezengi s'étend sur 390 km² au large des côtes d'Oman

Une nappe de pétrole couvrant environ 390 kilomètres carrés (150 miles carrés) se répand au large des côtes d'Oman à la suite des avaries subies par le Caroline Bezengi, un pétrolier sous sanctions occidentales en raison de son rôle dans le transport de brut russe, a annoncé lundi le gouvernement omanais. Dans son premier communiqué détaillant l'impact environnemental de l'incident, l'Autorité environnementale d'Oman a confirmé l'étendue de la marée noire grâce à l'analyse d'images satellites. La nappe s'étend au nord-est des îles Hallaniyat, situées au large du gouvernorat méridional de Dhofar, et se trouve à environ sept kilomètres au plus près des côtes omanaises.

Selon deux sources spécialisées dans la sécurité maritime citées par Reuters, l'équipage du Caroline Bezengi a signalé pour la première fois des difficultés le 8 juin au large du port yéménite méridional de Mukalla. Les premières évaluations ont indiqué qu'une explosion s'était produite à bord du navire. Le bâtiment a transmis son dernier signal sur le système public de suivi AIS le 11 juin au large des côtes du Yémen.

La cause des avaries subies par le navire demeure inconnue, et les autorités omanaises n'ont fourni aucune explication dans leur communiqué. Le Caroline Bezengi est un pétrolier de 274 mètres (900 pieds) qui, selon les données maritimes, était chargé de brut russe avant ce voyage. Une précédente analyse par Reuters d'images satellites réalisée fin juillet avait déjà montré que la nappe de pétrole issue du navire échoué continuait de s'étendre, soulevant de sérieuses inquiétudes quant aux dommages environnementaux potentiels pour la région.

L'Union européenne et la Grande-Bretagne ont toutes deux imposé des sanctions au Caroline Bezengi, invoquant l'implication du navire dans le transport de carburants en provenance de Russie. Le pétrolier fait partie de ce que l'on désigne communément sous le nom de « flotte fantôme » russe — un réseau de navires vieillissants, souvent mal entretenus, que Moscou utilise pour contourner les sanctions occidentales sur ses exportations pétrolières. Oman a indiqué qu'il s'efforce activement de contenir la fuite de pétrole dans ses eaux territoriales, à proximité des îles Hallaniyat.

L'incident met en lumière les préoccupations environnementales et réglementaires croissantes liées à l'exploitation de pétroliers sanctionnés transportant du brut russe dans les eaux internationales. Rédigé par Nayera Abdallah et Menna Alaa El-Din ; Rédaction par Menna Alaa El-Din ; Édition par Barbara Lewis. Source : Reuters.

Source: reuters.com

Vous souhaitez en discuter avec un de nos FT Specialists ?

Les services FT Mercati peuvent être essayés gratuitement pendant 15 jours, sans aucun engagement. Remplissez le formulaire et nous vous recontacterons au plus vite.